Le mot « action » évoque souvent des salles de marché survoltées et des écrans remplis de chiffres qui clignotent. En réalité, le principe qui se cache derrière est d’une grande simplicité.
La définition la plus simple possible
Une action est une part de propriété d’une entreprise. Acheter une action d’une entreprise, c’est en devenir copropriétaire, à hauteur de la part détenue — même infime.
Prenons une image concrète : imaginez une entreprise divisée en 1 000 parts égales. Posséder une action de cette entreprise, c’est posséder 1/1 000ᵉ de tout ce qu’elle possède et de tout ce qu’elle gagne. Une grande entreprise cotée en bourse peut être divisée en plusieurs milliards d’actions — le principe reste identique, seule l’échelle change.
Comment une action peut faire gagner de l’argent
Il existe deux façons de gagner de l’argent en détenant une action :
1. La plus-value : si l’entreprise se développe et devient plus valorisée, le prix de l’action augmente. Revendre cette action plus cher qu’elle n’a été achetée génère un gain.
2. Le dividende : certaines entreprises reversent une partie de leurs bénéfices à leurs actionnaires, sous forme de versement régulier (souvent annuel ou trimestriel). Ce n’est pas systématique : certaines entreprises, notamment en forte croissance, préfèrent réinvestir tous leurs bénéfices plutôt que d’en distribuer.
Le risque associé
À l’inverse d’un livret d’épargne, une action n’offre aucune garantie de capital. Son prix évolue en fonction de multiples facteurs (résultats de l’entreprise, contexte économique général, anticipations des investisseurs) et peut aussi bien monter que descendre, y compris de façon marquée sur de courtes périodes.
C’est ce risque qui explique pourquoi les actions sont réservées à de l’épargne disponible sur le long terme, une fois l’épargne de précaution constituée — jamais à de l’argent dont on pourrait avoir besoin à court terme.
Un exemple concret
Imaginez une entreprise qui vend des vêtements en ligne, valorisée 1 milliard d’euros et divisée en 10 millions d’actions. Chaque action vaut donc 100€. Si cette entreprise se développe bien et que sa valorisation atteint 1,2 milliard d’euros un an plus tard, chaque action vaut désormais 120€ — une hausse de 20%, indépendamment du nombre d’actions détenues. À l’inverse, si l’entreprise traverse une période difficile et que sa valorisation retombe à 800 millions, chaque action ne vaut plus que 80€.
Comment on achète une action, en pratique
L’achat d’actions se fait via un compte dédié auprès d’une banque ou d’un courtier (un compte-titres ordinaire, ou un PEA sous certaines conditions — ce sujet fera l’objet d’un article dédié). Concrètement, il s’agit de passer un ordre d’achat, indiquant le nombre d’actions souhaité, sur la plateforme mise à disposition.
Détenir une seule action d’une seule entreprise expose cependant à un risque concentré : si cette entreprise traverse une crise, l’intégralité du capital investi en subit les conséquences. C’est précisément ce problème que résout un autre outil, bien plus utilisé par les débutants : l’ETF.
En résumé
Une action est une part de propriété d’une entreprise, dont la valeur évolue selon la performance de celle-ci, sans garantie de capital. C’est un outil puissant sur le long terme, mais risqué à l’échelle d’une seule entreprise. La question suivante devient alors logique : comment investir dans des centaines d’entreprises à la fois, sans avoir à choisir laquelle acheter ?
(C’est le sujet du prochain article : c’est quoi un ETF, et pourquoi tout le monde en parle.)
Cet article a une vocation pédagogique et ne constitue pas un conseil personnalisé ni une recommandation d’investissement. Chaque situation étant différente, il est recommandé de se renseigner davantage avant toute décision.
